
Voir des photos embarrassantes circuler sur Internet, ou, pis encore, ses coordonnées bancaires : la protection des données en ligne devient depuis quelques années un enjeu majeur, à la fois pour les citoyens et les entreprises. La Commission européenne a décidé de se saisir de ce problème et présentera mercredi tout un arsenal législatif sur le sujet. « Il s'agit de revoir la directive de 1995, dont le principal défaut est de susciter autant d'interprétations qu'il y a d'Etats membres dans l'Union européenne. L'objectif est d'arriver à une harmonisation », explique un officiel européen. L'exemple du service Street View par Google est souvent cité en exemple par les services de Viviane Reding, la commissaire européenne pour la Justice chargée de ce dossier. Des données personnelles avaient alors été recueillies par le géant américain ; certains pays, dont la France, l'avaient sanctionné, d'autres n'avaient pas réagi du tout...
Bruxelles a donc opté pour un règlement complété d'une directive, qui fixeront les nouvelles règles du jeu à l'échelle continentale. Des règles qu'il vaudra mieux ne pas enfreindre : l'exécutif européen a prévu en cas de manquement à la protection des données des « sanctions conséquentes », pouvant aller jusqu'à 1 million d'euros ou 5 % du chiffre d'affaires de la société incriminée, selon la dernière version du texte. Ces chiffres pourraient toutefois encore évoluer, lors de la réunion mercredi des commissaires.
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